dimanche 30 décembre 2012

Zone militaire

Je ne le crois pas !
Il y a quelques jours je visite sagement l'église Santa Maria Novella de Florence en commençant par les cloîtres. Premier cloître, jolies peintures au plafond ; deuxième cloître, merveilleuses fresques de la chapelle des Espagnols ; et j'arrive au troisième cloître et je me fais arrêter par une charmante demoiselle. S'en suit le dialogue suivant : 
"Pour entrer ici il faut laisser votre sac à main au vestiaire."
- Pardon ? Mais j'ai mes papiers, mon appareil photo... tout dans mon sac !
- Oui, mais là vous entrez dans une zone militaire.
- ... ???"
Et là je lève la tête et je vois devant moi un charmant garçon en tenue militaire qui m'explique qu'effectivement cette partie du cloître est une zone militaire.
- ... !!!

Après avoir accusé le coup et jeté un oeil dans mon guide, il s'avère en effet que l'un des cloîtres de cet ensemble est une école de formation de je ne sais quel corps militaire italien, exceptionnellement ouvert à l'occasion de mon passage (pas que du mien...).

Donc, de deux choses l'une :
- soit l'Eglise italienne a vraiment besoin de sous au point de louer ses locaux à n'importe qui,
- soit la séparation de l'Eglise et de l'Etat n'a pas encore eu lieu chez nos voisins transalpins.

mardi 25 décembre 2012

Le syndrome de Stendhal

Je connaissais le syndrome de Stockholm mais je n'avais jusqu'ici jamais entendu parler du syndrome de Stendhal.

Extrait du guide vert Florence et la Toscane :

« Phénomène moins connu que le soleil caniculaire d’été et les pluies parfois torrentielles du printemps et de l’automne dont on sait plus ou moins se protéger, la beauté des œuvres d’art peut constituer également un risque qu’il est bon de connaître avant de partir en Toscane.
Les psychiatres de l’hôpital de Florence reconnaissent en effet l’existence d’un malaise profond ressenti par certains visiteurs face à la concentration d’œuvres d’art et à la densité historique que dégagent les lieux (107 cas d’hospitalisation de 1976 à 1987). Identifié sous le nom de syndrome de Stendhal, ce malaise se manifeste en général chez des personnes fragiles âgées de 20 à 40 ans par des troubles allant de la crise de panique ou de vertige à la sensation de dépersonnalisation. Les médecins ont fait le rapprochement entre ces phénomènes et un passage du Journal de Stendhal dans lequel l’écrivain raconte qu’en découvrant dans l’église Santa Croce le nombre de monuments funéraires à la gloire des grands noms de la culture italienne, il dut sortir sur la place pour calmer l’émotion trop intense qu’il ressentait… »
 
Santa Croce, église franciscaine, Florence
J’ai visité hier soir Santa Croce et je n’irai pas jusqu’à dire qu’elle peut provoquer à elle-seule ce trop-plein artistique ; en revanche, la Galerie des Offices recèle à elle-seule tellement de chefs d’œuvre sur chacun desquels on pourrait s’arrêter 10 mn que je comprends très bien ce sentiment. Et c’est pareil au Bargello, à la Galleria dell’Accademia, au Palazzo Pitti, dans la chapelle Brancacci, au couvent San Marco, à Santa Maria Novella…
 
Souffrir au nom de l'art...

dimanche 23 décembre 2012

David


David, Michel-Ange, copie presqu'originale, 1501-1504
Florence, piazza della Signoria

David, presque Michel-Ange, 2012
Florence, galleria dell'Accademia
Les conservateurs de musée ne sont pas fermés puisque cette magnifique réinterprétation contemporaine du David, le seul et presque unique, se trouve dans une courette de la Galleria dell'Accademia, là où se trouve l'original.
Pourtant pour moi, y'a pas photo ! C'est fou comme en 500 ans on ne fait pas que des progrès... Bon allez, c'est marrant, c'est parodique, ça plait aux enfants, et ça rappelle qu'au Moyen-Âge, un certain nombre de statues de nos églises devaient avoir l'air aussi kitsch. Mais bon...

vendredi 21 décembre 2012

Florence

2 heures après mon arrivée en ville : première vision de bonheur, de nuit.

Le campanile coincé entre le Duomo et le baptistère.
La Renaissance italienne incarnée à Florence.

dimanche 16 décembre 2012

Doctorant : un univers impitoyable

J'ai dû croiser dans mon parcours 2 doctorants seulement : une en chimie, l'autre en médecine. Autant dire que je n'ai pas franchement pu échanger avec elles sur le contenu de leurs recherches et le parcours d'un doctorant.

Mais en 6 semaines de stage à l'EPHE, qui accueille des doctorants en histoire de l'art et histoire des religions, entre autres, j'ai découvert un univers imitoyable.
Personnellement je pensais que lorsque l'on avait terminé un M2 on pouvait se lancer dans une thèse sur un sujet de notre choix, dans la fac de notre choix, et qu'au bout de trois ans on soutenait sa thèse avec brio. Grave erreur, petit scarabée, tu n'y es pas du tout !

D'abord, ne fais pas une thèse qui veut et quand il veut. Si tu n'as pas fait au moins un M2, voire passé une agrégation, voire déjà enseigné et si tu as moins de 30 ans, tu es déjà mal barré. Il semblerait que faire une thèse à 25 ans est considéré comme une tocade de jeunesse.
Ensuite, il faut trouver l'université qui veut de toi, c'est à dire le prof qui voudra bien te suivre, c'est à dire le prof qui est spécialiste de ton domaine de recherche et qui a une HDR (Habilitation à Diriger des Recherches) et qui n'a pas déjà 15 étudiants à suivre et qui estime que tu vaux la peine et de préférence quelqu'un qui a pignon sur rue, le "mandarin" de la spécialité. En gros tu en as 2 ou 3 seulement par spécialité en France.
Si tu as trouvé ce fameux sésame, tu dois présenter et faire valider ton sujet de thèse. Moi qui croyais que tu te lançais la tête la première dans les recherches... Que nenni ! Tu fais une magnifique présentation devant un jury d'une vingtaine de personnes où tu expliques ton parcours, ce que tu veux étudier, pourquoi, comment, pendant combien de temps...
Sur le temps nécessaire, 3 ans c'est le minimum du minimum. Mais faire une thèse en 3 ans, semble au mieux, très présomptueux, au pire, totalement irréaliste. Les doctorants rencontrés ces dernières semaines estiment que 5 ans c'est le minimum, mais que le plus réaliste c'est plutôt 7 à 9 ans.
Bon imaginons : tu as un sujet béton que tu aimes, le prof reconnu de toute la communauté scientifique, la validation du jury et tu y vas pour 5 ans, parce que tu es super motivé et d'une intelligence démesurée. Il faut maintenant penser financement. Parce que c'est bien beau de faire avancer la recherche pendant des années, mais pendant ce temps, qui met les pâtes dans la casserole et paie le beurre et le râpé ?

Voilà le parcours du combattant du doctorant.

Alors à côté de ça j'ai rencontré des doctorants super sympa, l'une étudiant un manuscrit illustré du livre de Job, une jeune religieuse qui travaille sur saint-Augustin tout en enseignant le latin patristique, une chercheuse sur le programme hagiographique de Saint-Marc de Venise. Mais c'est vrai que c'est un milieu très particulier, très fermé au sens où dans un domaine de recherche spécifique, tout le monde se connaît, tout le monde situe les recherches des autres (rappelez-vous Agnès Jaoui et "les chevaliers paysans de l'an mil au lac de Paladru") alors que pour vous c'est du chinois.

Je n'avais pas spécialement envie de faire de la recherche avant ; je n'ai pas plus envie maintenant. Bon vent à tous, amis doctorants !

vendredi 14 décembre 2012

Bilan de stage

Premier stage terminé !
Il était court (un jour par semaine pendant 6 semaines), pas passionant du point de vue du contenu du stage lui-même (inventaire et enregistrement de plaques photographiques) mais très instructif pour ce qui est du fonctionnement d'une institution publique, qui accueille des Masters et des doctorants, et du monde merveilleux des chercheurs dont je parlerai dans un prochain message.

Côté organisation, j'ai découvert un univers... comment dire ça en restant polie... administratif. Je crois que le mot "administratif" prend tout son sens dans une structure où rien n'est cadré, rien n'est planifié, rien n'est organisé et où on sent qu'on est à des années-lumière du monde du privé où le rendement, les résultats, la production sont les maîtres-étalons. J'ai découvert un domaine où on arrive le matin sans avoir vraiment réfléchi à ce qu'on va faire ou à ce qu'on va faire faire à son stagiaire, un domaine où on ne planifie absolument pas les ressources nécessaires pour réaliser un inventaire global (combien de personnes, combien de temps, combien de budget) mais où on fait les choses les unes à la suite des autres sans se soucier si ça va prendre 3 mois, 3 ans ou 10 ans. C'est à la fois très reposant et extrêment stressant pour moi qui ai été habituée à anticiper, planifier, budgéter... Ce n'est pas forcément représentatif de tous les établissements de la fonction publique, mais vu de l'extérieur c'est assez inquiétant sur l'avenir de notre fonction publique.

J'ai beaucoup ouvert mes oreilles pendant ce stage et j'ai aussi pu m'apercevoir que comme dans n'importe quelle entreprise, les ragots, les réputations, les médisances vont bon train, que plus que dans n'importe quelle entreprise, certains postes sont réservés à des mandarins qui ont fait le parcours idéal et ont l'âge minimum requis pour "faire sérieux dans le poste". C'était déprimant dans le privé ; c'est tout aussi déprimant dans le public.

Gros point positif pour finir : à la cantine du bâtiment, commune à plusieurs structures de la fonction publique, les moins payés payent moins cher que les mieux payés pour le même plat. Les plats, les entrées, les desserts valent un certain nombre de "points", le point n'ayant pas le même coût en fonction d'où on se trouve dans le barème de rémunération. J'ai trouvé l'idée finalement assez logique et évidente. Autant vous dire qu'en tant que stagiaire "bénévole", mes repas ne m'ont pas coûté cher !

Rendez-vous pour le prochain stage qui aura lieu de février à juillet.

vendredi 23 novembre 2012

Averroès

Statue d'Averroès à l'entrée des remparts de Cordoue

2 mois 1/2 : c'est le temps que nous avons avec Marion et Maïlys pour préparer notre exposé sur Averroès et découvrir la vie et l'oeuvre de ce philosophe, médecin, juriste, astronome de Cordoue au service de la cour almohade au XIIe siècle.
J'aime beaucoup Averroès parce qu'il a réussi, tout en étant cadi/juge à Cordoue et Séville, à appliquer la loi islamique et en même temps à réfléchir à la philosophie d'Aristote, en apparente contradiction avec cette loi. Il a donc été proche du pouvoir, mais en même temps califié de pseudo-hérétique, exilé, oublié puis ré-étudié, remis au goût du jour, ré-encensé... Une vie et une postérité mouvementées.
Présentation le 16 janvier. C'est court, mais ça me permettra d'être libérée de ce travail et de se consacrer aux cours, aux premières révisions, à notre fiche objet...

jeudi 8 novembre 2012

Coup de gueule

Le Département des Arts de l'Islam a ouvert le 22 septembre et déjà, moins de 2 mois après l'ouverture, des objets sont partis pour une exposition au Louvre Lens.
Alors là je dis non ! Ca fait 4 ans que rien de la collection des arts de l'Islam n'a été montré au public et on nous enlève déjà des pièces. Non, non et non !

mercredi 7 novembre 2012

L'EDL fait rajeunir

A l'EDL, les élèves de 2e et 3e année ont l'habitude de parrainer un élève de 1re année. Je n'ai donc pas manqué à la tradition et ai une jeune filleule que j'essaie de mener dans le droit chemin de l'apprentissage.
La première fois que nous nous sommes vues, nous avons donc discuté et elle m'a demandé au bout de quelques minutes : "mais, quel âge as-tu ?" Je réponds honnêtement et là, j'entends "ah ? je croyais que tu avais 28 ans environ !".
J'adore les premières années.

Quelques jours plus tard, au premier cours de spé Islam, deux élèves de 1re année que j'avais déjà rencontrées me disent : "heu, ça ne se fait pas, mais on se demandait quel âge tu avais ?". Je réponds encore une fois en sentant qu'il y avait un pari sous-jacent et là la réponse éclate : "Non ?... je croyais que tu avais 23, 24 ans."
J'adore les premières années.

En conclusion, je crois qu'à un certain âge, 18-20 ans, avoir 23, 28 ou 45 ans, c'est pareil. Pourquoi se compliquer la vie ? 

lundi 5 novembre 2012

Connaissez-vous Jannic Durand ?

Non ? Moi non plus je ne connais pas Jannic Durand. Enfin, pas personnellement.
Mais en revanche je fais un bon usage de ses livres d'histoire de l'art sur l'art byzantin et l'art du Moyen Âge.
Jannic Durand est conservateur général, adjoint au directeur du département des Objets d’art du musée du Louvre et a été prof à l'école il y a quelques années. Et ses livres sont juste un vrai bonheur pour apprendre et réviser, à tel point que leur contenu ressemble beaucoup, vraiment beaucoup à certains cours auxquels nous assistons. Certains se seraient-ils inspirés de son oeuvre ?
On va quand même avoir droit à un cours de technique d'orfèvrerie avec lui en mars : espérons qu'il soit à la hauteur de mon admiration actuelle.

En attendant, vous pouvez profiter de son art en allant visiter l'expo "Chypre entre Byzance et l’Occident, IVe-XVIe siècle" qui a lieu au Louvre en ce moment ou en feuilletant le catalogue d'une expo qu'il a également organisée en 1992-1993 sur Byzance.

Bonne lecture ! Vous m'en direz des nouvelles.

mercredi 31 octobre 2012

Et ça recommence !

Ca y est, à peine rentrée en cours depuis 2 mois que déjà les mots barbares se bousculent dans les cours et dans les livres. En voici une première sélection.

Dans le vocabulaire généraliste j'ai adoré :
- puîné : né après un de ses frères ou une de ses soeurs. Vous pourrez donc maintenant présenter vos enfants ainsi : "Voici Anne mon ainée et Mathieu mon puîné." Ca fait très prout prout je trouve.
- anagogique : qui a un sens plus profond, plus caché.
- chromoclaste : qui refuse l'utilisation des couleurs dans les manuscrits, les vitraux... (c'est le cas chez les Cisterciens).

Dans le vocabulaire architectural c'est un florilège :
- mur gouttereau : c'est le mur latéral d'une cathédrale ou d'une église.
- arc formeret : l'arc parallèle au mur gouttereau, dans le sens de la nef.
- chemise : mur de protection antourant une tour ou un donjon.
- escarpe : mur situé sur la paroi intérieure du fossé d'une fortification.
- contrescarpe : mur situé sur la paroi extérieure du fossé d'une fortification.
- remplage : dentelle de pierre qui constitue la structure d'un vitrail.
- gâble : élément d'architecture en forme de triangle dont la pointe s'élève au-dessus des portes des églises et cathédrales.
- voûtain : sous-partie d'une voûte
- stylophore : qui porte une colonne...

Pour ce qui est du domaine religieux, on a appris :
- psychostase : qui pèse les âmes pour décider de leur destinée (Paradis ou enfer). C'est en particulier le rôle de saint Michel.
- psychomachie : combat des vices et des vertus

Pour une petite pointe d'exotisme :
- Cinocéphales : hommes à tête de chien habitant en Inde.
- Panotii : hommes à grandes oreilles cachant leur tête.
Macrobii : géants qui vivent en Inde (il y en a des gens bizarres en Inde !).

Bref, on est paré pour briller dans les musées en commentant des oeuvres à nos amis, histoire de leur en jeter plein les yeux et les oreilles... jusqu'à ce qu'ils n'écoutent plus.

vendredi 26 octobre 2012

lundi 22 octobre 2012

25

25, on était 25 aujourd'hui en cours d'arts de l'Islam. Exceptionnel ! A la même date l'année dernière nous n'étions que 17. En ces temps de crise, quand on peut afficher une augmentation de 50 %, on ouvre rond les yeux. C'est l'effet magique de l'ouverture du nouveau Département au Louvre. Espérons que les défections ne seront pas trop nombreuses.

Mais le mieux c'est quand même le cours d'épigraphie du moyen iranien où nous étions un record de 8, à tel point que le prof n'avait pas prévu assez de matériel pédagogique. Pour mémoire l'année dernière nous n'étions que 2 élèves de l'EDL + 3 élèves externes à l'école.

C'est beau de voir que les matières qu'on a choisies plaisent.

mercredi 17 octobre 2012

CV allégé

Toute l'année dernière, j'ai essayé de trouver un stage à temps partiel pendant l'année et un job pendant l'été. J'ai répondu à des annonces postées à l'Ecole du Louvre ou sur des sites spécialisés et à chaque fois une réponse négative au mieux et pas de réponse au pire. Et puis en mai, un jour, un recruteur m'a répondu par mail 5 mn après que je lui ai adressé ma candidature : "Vous êtes trop qualifiée pour le stage. Vous devriez plutôt postuler directement dans les services communication ou conservation des musées."
J'ai cru m'étouffer et j'étais très en colère. D'un côté je suis trop qualifiée ; de l'autre, si je postule à des stages plus "charpentés", on m'oppose que je n'ai pas d'expérience dans le domaine artistique ou culturel : le serpent se mord la queue.

Alors dans ma foi nouvelle associée à mon passage en 2e année, j'ai décidé de prendre les choses en main en allégeant mon CV. Je le passe sur une seule page au lieu de deux et j'enlève les premières expériences professionnelles pour ne garder que la dernière et la plus significative. Toujours pas de réponses à mes candidatures.

Et bien, puisqu'il faut la jouer plus sournois, je la joue plus sournois : la 3e version de mon CV ne comporte plus que mes études à l'EDL, mes niveaux de langue et d'informatique et mon année sabbatique. L'ESCP a disparu et 15 ans de travail ont disparu. Bien-sûr j'ai enlevé la mention de mon âge sur le CV : les recruteurs savent compter !
Et miracle, je candidate deux fois avec ce CV et je reçois immédiatement une réponse pour un entretien que je viens de passer avec au final une réponse positive pour un stage à temps partiel à l'EPHE (Ecole Pratique des Hautes Etudes) jusqu'à la fin de l'année. Bizarrement, les recruteurs n'ont pas eu l'air choqué quand je leur expliqué pourquoi mon CV était allégé, comme quoi !
Ca me fait tout drôle de repartir en stage. Ca me rappelle ma première expérience il y a... longtemps. Je vais faire du récolement, joli mot pour l'inventaire physique et informatique d'oeuvres, en l'occurence il s'agit de plaques et tirages photographiques d'oeuvres paléochrétiennes, byzantines et médiévales occidentales.

Conclusion : dans notre monde, être transparent n'est pas toujours récompensé ! Ca m'attriste vraiment de devoir en passer par là pour avoir une chance d'obtenir un stage à temps partiel et non payé.

PS amusant : il y a quelques mois j'avais postulé pour un stage dans un musée parisien dont je tairai le nom et qui m'avait opposé une fin de non recevoir. Ce même musée vient de refaire paraître une annonce pour le même stage (suite) auquel j'ai envoyé mon nouveau CV allégé et la réponse a été : "Ce stage est déjà pourvu mais nous gardons votre CV pour une prochaine offre." On pourrait appeler ça de la discrimination par l'expérience professionnelle.

vendredi 12 octobre 2012

Une journée à Montpellier

Grâce à mon sponsor personnel que j'en profite pour remercier - oui, j'ai un mécène perso, c'est classe hein ? -, j'ai fait un aller-retour à Montpellier aujourd'hui avec une seule intention en tête : aller voir avant sa clôture l'expo Caravage du musée Fabre.

Donc lever 5h45 (parfois, il faut avoir du courage pour assouvir ses envies), train à 7h15 et c'est parti.

1er constat, Montpellier, c'est le sud. A l'arrivée, 23°C, soleil, lunettes, chemises, T-shirts, crèmes glacées et cet accent qui sent bon les cigales et les vacances...

2e constat : les Montpelliérains sont moins patients que les Parisiens. Ca parait bizarre mais c'est en fait très logique. Le Parisien moyen a tellement l'habitude de faire la queue dans les embouteillages, dans le métro, au supermarché... qu'il ne râle pas quand il y a 1/2 h de queue pour entrer dans un musée. A Montpellier, par contre, l'exposition a eu tellement de succès qu'il y avait 30 mn de queue pour atteindre la billeterie + 1 h de queue pour entrer dans l'expo. J'en ai entendu des remarques du genre "c'est absolument insupportable", "ils sont mal organisés"... et j'ai même vu des gens faire demi-tour. Alors qu'1h30 de queue pour une grande expo c'est... très raisonnable non ?

3e constat : il y a autant de chieurs parmi les "personnes âgées" que parmi les moins âgés, en Province comme à Paris. Je suis dans la queue de la billeterie et deux dames bien habillées, maquillées, bijoutées, permanentées, se collent juste devant moi l'air de rien. Je fais remarquer qu'elles étaient derrière moi dans la queue et la elles me répondent avec un grand sourire qu'elles sont octogénaires (vu leur allure j'ai vraiment un doute, mais peu importe) et qu'au titre de leur grand âge je dois les laisser passer. Comme je proteste elles montent sur leurs grands chevaux d'un air offusqué et passent derrière moi. J'en profite pour ajouter une petite remarque cinglante en leur demandant à partir de quel âge on a le droit de tricher dans la queue : soixante-dix, soixante ? C'est une vraie question non ?

4e constat : quand il y a une grande expo dans un musée, en profiter pour aller voir les collections permanentes dudit musée qui sont désertées. J'ai dû rencontrer 20 personnes en 2h dans les 50 salles du musée Fabre. Et pourtant, ce musée recèle des merveilles qui parcourent le temps du 15e siècle flamand à Soulages en passant par Berthe Morisot, Zurbaran, Guardi ou Ingres. On commence par les salles des Flamands avec Brueghel le jeune et Teniers (c'est juste du bonheur) et on finit en apothéose avec deux immenses salles consacrées à Soulages et des oeuvres exceptionnelles, y compris pour moi qui n'accroche en général pas à l'art contemporain, mais là, c'est au-delà de l'art contemporain tellement c'est prenant.
Du coup, j'étais venu voir l'expo Caravage et puis ensuite les collections permanentes et finalement, j'ai été autant réjouie par les deux.

Homme au chapeau blanc, David Teniers II, 1644-1645
Pierre Soulages

5e constat : "Caravage et les Caravagesques", l'occasion de voir enfin en vrai une bonne partie des oeuvres sur lesquelles j'ai bossé 6 mois l'année dernière. Caravage, toujours rien à dire : c'est fabuleux, c'est fort, c'est osé, c'est révolutionnaire. Et puis on découvre aussi ses suiveurs, ceux qu'il a inspirés et des petites merveilles comme le saint Thomas de Vélasquez.



saint Thomas, Vélasquez, 1618-1620





















 
6e constat : dans le train du retour, face à moi, une jeune d'une vingtaine d'années qui sort de son sac un Simba en peluche et dort avec pendant tout le trajet. Retour vers l'enfance ?
 
Retour à Paris : 23 h. Une bien belle journée.

lundi 8 octobre 2012

Résultats de la session de septembre

Les résultats viennent de paraître et il semblerait que notre promo n'ait pas fait d'étincelles : 122 réussites en mai + 83 en septembre, ça fait un petit 46 % de réussite en tout.

En tous cas, félicitations à Guilhem, Pierre, l'autre Pierre, Dimitri, Aénora, Louise, Polina et à tous ceux qui se sont sortis de ce bourbier. Et en route pour la 2e année !

vendredi 5 octobre 2012

Premiers TDO : de l'utile et de l'inutile

Cette semaine, on est passé en 2e vitesse avec le début des TDO. Mon groupe commence par un TDO d'architecture à la basilique Saint-Denis et un TDO sur l'art byzantin au Louvre. Et c'est là qu'on se rend compte que ce qui compte avant tout dans un TDO, c'est le chargé de TDO.

Le tableau :
- mercredi 10h, dans le froid et le vent, 22 élèves devant la basilique Saint-Denis en travaux, avec les ouvriers sur les échafaudages qui font leur travail et donc beaucoup de bruit et un camion qui décharge des matériaux de construction.
- jeudi 15h dans les salles biens chauffées du Département des Objets d'art du Louvre assez peu visitées par les touristes, 3 groupes d'élèves de l'EDl qui se partagent 2 salles d'objets byzantins et gothiques.

Au final, le TDO de Byzance était d'un ennui profond, une simple redite du cours avec juste quelques objets nouveaux à découvrir, le tout dit sur un ton monocorde par une chargée de TDO qui lisait ses notes, alors que le TDO d'archi, malgré les conditions hostiles, nous a permis d'avoir enfin une idée un peu plus claire de l'architecture gothique.
Heureusement, nous n'avons que 2 TDO sur Byzance alors que nous en aurons 5 sur l'architecture. Dans les prochaines semaines on va se promener à Notre-Dame, au château de Vincennes, à Saint-Eustache et au musée du Louvre. Qui a dit que la vie d'étudiant, c'était rester collé les fesses sur un banc d'amphi ?

samedi 22 septembre 2012

22 septembre 2012 : putain, 4 ans !

En spé Arts de l'Islam à l'EDL, tout le monde a l'impression de sortir d'un Ramadan de 4 ans et aujourd'hui c'était l'Aid el Fitr, fin de ramadan, avec l'ouverture du nouveau Département des Arts de l'Islam du musée du Louvre.


Le tapis volant, comme on l'appelle, recouvre maintenant la cour Visconti et abrite un grand espace au rez-de-chaussée et un espace encore plus grand au sous-sol pour 3000 oeuvres qui vont des années 700 au 19e siècle et de l'Espagne à l'Inde.
L'espace est grand, élégant, tout de gris vêtu, avec une belle lumière naturelle au premier niveau et un bel éclairage au sous-sol, des vitrines assez aérées et de la place pour tout le monde, même en ce jour d'ouverture.

Tout n'est pas parfait bien-sûr : l'organisation chronologique, coupée par des vitrines thématiques, est un peu confuse ; le légendage est parfois difficile à suivre ; mais il faut laisser du temps à tout cela pour se mettre en place.
Quelques objets phares pour tous ceux qui n'y ont pas encore couru :


Pyxide d'al-Mughira, Espagne Omeyyade, 10e s.
 
Lion de Monzon, Espagne Almohade ?, 12e-13e s.



Baptistère de saint Louis, Egypte mamluk, 14e s.


Plat au paon, Turquie ottomane, vers 1550




jeudi 20 septembre 2012

Bienvenue en week-end !

Ah, que cette 2e année commence bien !
Mon abandon de la spé Peinture étrangère m'ouvre la porte à beaucoup plus de groupes de TDO cette année et donc je vais troquer le vendredi et samedi de l'année dernière pour un mercredi et jeudi. Résultat : un week-end de 3 jours, vendredi, samedi et dimanche. Le bonheur !

mercredi 19 septembre 2012

Venise, c'est fini !

La décision est prise : je dois abandonner ma spé peinture cette année et ne conserver que la spé Islam.
A la base, il y a un problème d'emploi du temps incompatible entre les 2 spés. En plus le sujet de CO de cette année, Andrea Mantegna, ne me plaisait pas plus que ça. Mais surtout, j'ai bien compris que l'HGA de 2e année était très dense et qu'on avait intérêt à y consacrer le plus de temps possible. En prime, ça me permet d'avoir un choix plus large de groupe de TDO et de ne pas travailler le samedi.
J'espère pouvoir reprendre cette spé en 3e année avec un nouveau cycle et, peut-être, la peinture flamande...

Bon, en fait, officiellement, je suis toujours inscrite en spé Peinture étrangère, parce que pour une raison administrative qui m'échappe, il faut que je sois inscrite cette année pour pouvoir retourner en cours dans un an. Allez comprendre !

mardi 18 septembre 2012

lundi 17 septembre 2012

Zone interdite

En période d'ouverture du nouveau Département des Arts de l'Islam, la librairie du Louvre est un espace dangereux pour tout étudiant en spé Arts de l'Islam. Les libraires ont traitrement placé 2 présentoirs complets de livres sur le sujet à l'entrée de la librairie, avec des nouveaux et des anciens livres auparavant bien planqués au fond du magasin, voire dans les réserves : c'est un supplice ; on ne peut pas ne pas les voir ; ils vous aguichent avec leurs couvertures racoleuses sur l'art des Grands Moghols, les miniatures persanes ou le nouvel opus sur les Arts de l'Islam au Louvre par son excellence Sophie M., Directrice du Département. 


C'est pas gentil de nous soumettre à une telle tentation.

dimanche 16 septembre 2012

Découvrir, encore et toujours...

En un an à l'EDL, j'ai compté que j'avais dû aller environ 50 fois au Louvre entre les TDO, les révisions et les expos. Je sais que le musée est grand mais je pensais quand même en avoir fait un tour assez complet. Et puis aujourd'hui, allant joyeusement visiter l'expo Wim Delvoye, j'ai découvert les appartements Napoléon III. Je n'avais jamais mis les pieds dans ce bout d'aile du musée et j'ai encore été bluffée.



C'est ça qui est bien avec l'histoire de l'art : on n'en a jamais fait le tour.

Chapeau l'artiste !

Les expos, ça a quand même du bon ; ça permet de rencontrer des gens comme


C'était hier au Passage de Retz, une expo sur le luxe, intellectuellement peu stimulante, où j'ai d'abord vu débarquer 3 trentenaires tous habillés pareil, un peu pédants et qui ont commencé à toucher une veste en fourrure verte, à l'enlever de son mannequin. J'ai failli leur faire une remarque extrêmement désobligeante, voire aggressive. Et j'ai saisi des bribes de conversation du genre "c'est Christian, ça ?". Alors 2 possibilités, soit c'était des fashion victims très snob qui appelaient les couturiers par leur prénom, soit ils bossaient chez le maître de la couleur et de la dentelle. La 2e option s'est confirmée quand Christian Lacroix est apparu 5 mn plus tard, dans un magnifique pantalon jaune clair, un gilet bleu et son habituelle écharpe, à scruter des vêtements anciens qui étaient exposés.
Alors j'en profite pour vous dire merci monsieur Lacroix pour vos longues années de beaux et loyaux services car même si vous ne faites plus de Haute Couture, vous restez dans mon coeur un des maîtres de l'art de la couleur, du motif, de la dentelle, un de ceux qui font que s'habiller en noir, gris ou marron est totalement démodé. Merci.

jeudi 13 septembre 2012

Un OVNI

Denis B. est un OVNI.
Denis B. est notre prof d'arts du Moyen Âge. Et en 12 mois à l'école, je n'ai toujours trouvé personne qui en dise du mal et, mieux, je n'ai trouvé que des personnes qui me disent que c'est un prof génial, voire que c'est le meilleur prof de l'école.

Si c'est pas un OVNI ça ! Il vient de quelle planète Denis B. ?

mercredi 12 septembre 2012

Alors cette rentrée, c'était comment ?

Du classique... et du nouveau.

Quoi de vieux ?
Comme l'année dernière nous avons été accueilli hier par le Directeur de l'école, la Directrice des études, la Responsable de la scolarité et la Responsable des TD avec de timides félicitations pour notre brillant passage en 2e année.
On doit travailler nos cours, aller dans les musées, lire : ouahhh, c'est la révolution !

Quoi de neuf ?
Cette année, contrairement à la 1re année, on nous recommence vivement de nous impliquer dans les associations de l'école. Ca tombe bien, je suis impliquée dans la création d'une association (on en reparlera sûrement plus tard).
On nous recommande également fortement de commencer à faire des stages et à avoir des expériences dans le milieu de l'art. Sans aller jusqu'à un stage à temps complet pendant 3 mois en parallèle des cours, j'envisageais justement d'essayer de trouver de petites expériences de médiation ou d'aller voir ce que la Junior Entreprise propose. Pour un vrai stage, on verra l'été prochain.
On nous "autorise" à entamer un double-cursus.
On nous conseille de ne pas nous relâcher et d'accélérer : quelqu'un pensait vraiment pouvoir décélérer en 2e année ?
La bibli de l'école étend ses horaires d'ouverture : 9h-19h. C'est la fête !

mardi 11 septembre 2012

Jour J

Ca y est enfin !
Après 11 longues semaines de vacances (croyez-moi, 11 semaines, c'est long), c'est la rentrée.
J'ai passé 3 semaines en Andalousie, écumé la quasi totalité des expos de Paris, visité la basilique Saint-Denis, la Sainte Chapelle, fait un tour au musée d'Orsay, vu tout ce qu'il y avait de visible au cinéma - et c'est là qu'on se rend compte que l'été est un désert cinématographique -, lu un paquet de bouquins aux sujets qui n'intéressent que les étudiants en histoire de l'art, vu des copines, célébré un anniversaire et même trainé tous les jours sur Facebook en alimentant grandement mon mur et celui des autres, c'est dire... Bref, je ne sais plus quoi faire pour occuper mes journées ; il était temps qu'on reprenne.

11 septembre (est-ce un bon jour pour reprendre ?)
9h : accueil par la Direction qui va sans doute nous dire que la 1re année c'était dur, mais que c'était de la rigolade pour nous mettre en jambe pour la 2e année qui serait, d'un avis quasi unanime, la plus difficile à l'EDL
10h45 : 1er cours - pourquoi attendre ? - d'une série de 12 cours sur le Moyen Âge avec LE prof dont tout le monde est d'accord pour dire qu'il est vraiment génial ; y'a intérêt parce qu'en ce qui me concerne, le Moyen Âge, ce n'est pas ce qui me branche le plus dans le programme de cette année. Mais j'ai eu de bonnes surprises en 1re année (Chine, Paléochrétien, Inde), donc gardons espoir.

13 septembre
La suite des cours d'HGA

Début octobre
Premiers TDO

Mi-octobre
Début des cours de spé

Qu'il est bon d'avoir envie de retourner au "boulot" !

lundi 3 septembre 2012

Rattrapages

C'est le début de la session de rattrapage de 1re année aujourd'hui. On pense bien fort à ceux qui sont en train de concourir à nouveau.

mardi 28 août 2012

2 semaines

Plus que 2 semaines jour pour jour avant la rentrée. J'ai hâte d'y retourner.

jeudi 16 août 2012

J-37

La date est fixée : le nouveau Département des Arts de l'Islam du Louvre ouvre le 22 septembre. On attendait cela depuis 2008. Vous vous rendez compte que les élèves de spé Islam qui viennent d'avoir leur diplôme cette année n'ont jamais vu le département à part quelques virées en réserve. Je m'estime chanceuse de pouvoir enfin contempler cette collection. Ce jour-là, pas la peine de m'appeler, je vais passer la journée au musée.

jeudi 9 août 2012

2e année : deuxième !

Après le planning des CO de spécialité c'est tout le reste du planning qui est maintenant disponible et là, oh surprise : les horaires de mon CS (cours de synthèse) de peinture ont changé. "Oh surprise" parce que c'est très rare : changer un horaire de cours de spécialité, c'est tout un binz pour l'administration parce que ça oblige souvent à déplacer tout un tas d'autres cours en cascade, donc ça n'arrive presque jamais. Mais là, nous avons 2 nouveaux profs dans ce CS et donc en même temps un cours qui passe du vendredi matin au mercredi soir.
La bonne nouvelle c'est que je n'ai plus cours le vendredi, sauf peut-être un TDO à confirmer.
La mauvaise nouvelle, c'est qu'à ce nouvel horaire j'ai un autre cours, un TP d'Islam.
Alors, TP Islam ou CS Peinture ?
A priori, le CS est plus important car il fait l'objet d'un oral de fin d'année qui porte sur l'ensemble du cours alors que le TP comporte une majorité de cours techniques qui se répètent d'une année sur l'autre. Mais en même temps, le TP est noté en contrôle continu et compte pour autant que le CS. Je m'apprête donc à aller négocier avec l'administration et avec mes profs de TP pour soit assister à quelques cours de TP seulement et faire les évaluations demandées (plan détaillé sur table, fiche objet, exposé) soit carrément demander une dispense d'assiduité et faire un travail annexe à rendre, ce qui serait la solution la plus cool.

mardi 7 août 2012

Quand l'Espagne était arabe...

C'était le bon temps, celui où les sultans, émirs, califes arabes et berbères construisaient, décoraient, embellissaient... Ca donnait des mosquées, des palais, des bains, des murailles, bref une multitude de merveilles dont nous avons encore de beaux restes. Tout ce pourquoi je suis en spé Islam.

Mezquita-Catedral, Cordoue


Plafond de l'Alcazar, Séville

Alcazar, Séville



Palais nasrides, Alhambra, Grenade

Palais nasrides, Alhambra, Grenade


Palais nasrides, Alhambra, Grenade


Palais nasrides, cour des lions, Alhambra, Grenade




Mezquita-Catedral, Cordoue



jeudi 2 août 2012

Iconographie des saints

Entre les cours d'iconographie chrétienne, d'archéologie chrétienne et de peinture italienne de la Renaissance, j'ai déjà eu cette année un bel aperçu de l'iconographie des saints. Et mon séjour en Espagne cet été fait office de révision de tout celà.
En dehors des monuments de la période musulmane, il y a aussi ici bien évidemment BEAUCOUP d'églises - en clair, une à chaque coin de rue - et donc beaucoup de statues, peintures, fresques... avec des saints à identifier et des épisodes de la Bible.
Pour moi qui ne suis jamais allée au catéchisme, c'est un vrai bonheur de reconnaître les personnages grâce à tous ces indices, un peu comme dans un roman policier : sainte Catherine, sa roue et son épée, saint Paul et sa calvitie, sainte Lucie et ses yeux dans un plateau, saint Herménégilde le guerrier wisigoth, saint Roch avec son chien, sa petite tunique et ses stigmates de la peste... J'adooore !

mercredi 1 août 2012

Regarder avec d'autres yeux

"Le seul véritable voyage n'est pas pas d'aller vers d'autres paysages mais d'avoir d'autres yeux..."
Merci à Linette pour cette citation qui me parait fort à propos pendant ces vacances d'été où j'aborde les visites de monuments, de musées, d'églises, que j'avais pour certains déjà visités, avec des yeux transformés par une année d'étude d'histoire de l'art.
Je me rends compte que, contrairement aux autres visiteurs, je passe beaucoup plus de temps à regarder, à décortiquer chaque cm² de peinture, chaque ordre architectural, chaque décor. Et surtout je regarde avant de lire ou de photographier. Avoir d'autres yeux...

mardi 24 juillet 2012

Vacances j'oublie tout, plus rien à faire du tout

"Elegance", oui, c'est le groupe Elegance qui sortait en 1982 ce magnifique titre qu'on a tous chanté (au moins les plus de 35 ans ; si, si, ne détournez pas la tête, je suis sure que vous l'avez fredonné ce tube de l'été) avec une non moins magnifique pochette. Je vous laisse juger :
Trêve de retour vers la ringardise , c'est vrai qu'en ce moment c'est la totale glande.
Vacances depuis le 25 juin 12h, dernier oral passé. Et véritables vacances quelques jours après puisque les derniers résultats tombent et que je sais que je n'aurai rien à repasser en septembre, donc rien à réviser pendant l'été.
Donc on commence par 3 semaines de glande totale à Paris : des expositions "en retard", un peu de ciné et pas grand chose d'autre.
Puis 3 semaines en Andalousie un peu plus actives : y'a quand même des beaux monuments et des jolis villages à voir.
Puis re-5 semaines à Paris : cf. les 3 semaines précédentes.
On finirait presque par s'ennuyer...

mardi 17 juillet 2012

2e année : première !

La 2e année devient un peu plus concrète avec l'arrivée au courrier ce matin du dossier d'inscription. Juste avant de partir en vacacnces, ça me met en joie.
Bon, je ne connais pas encore tous mes horaires de cours mais ceux qui me connaissent bien savent que je suis une maniaque des plannings donc que j'attends ça avec impatience, mais les horaires les plus "défavorables" sont les premiers à être connus :
- espagnol le jeudi soir à 18h45 : c'est la loose la sortie de l'école à 20h15 avec la traversée de la pelouse du Louvre dans le noir entre les rats qui grouillent autour des poubelles. Oui la vie n'est pas rose tous les jours mais je sais que je ne ferai pleurer personne !
- TDO les jeudi/vendredi et samedi matin encore une fois. J'avais espéré un répit le week-end mais cette année encore la double spé ne me laisse aucun créneau autre que le samedi matin. Arrrgh !

mardi 10 juillet 2012

Mettre l'art à la portée de tous

Florilège d'intitulé de sujets de CO pour la saison 2012-2013 :

- spé mode et costume : "Exotisme et historicisme dans la mode du XXe siècle"
- spé estampe : " L'estampe en Allemagne de Klinger à la Nouvelle Objectivité"
- spé art du XXe siècle : "Du "Mystère Picasso" à la mort de Jackson Pollock, quelles histoires de l'art en1956 ?
- spé art contemporain : "Art minimal et conceptuel"
Cette année, la palme d'or va à la spé cinéma : "Motifs pour une histoire de la plasticité cinématographique"

Parfois, j'ai le sentiment que l'histoire de l'art c'est comme la mode : ce n'est pas fait pour tout le monde et même parmi les initiés, il y en a qui ont du mal à suivre.
Sans rire : ils veulent vraiment rester dans leur pré carré, non ?
Alors, oui, les cours sont destinés à des gens qui a priori sont déjà intéressés par l'histoire de l'art, mais quand même, est-ce que vous croyez vraiment que des gens qui donnent de tels intitulés à leurs cours sont capables de se mettre au niveau de Monsieur et Madame tout le monde et de les intéresser à l'art ? Moi je n'y crois pas et c'est pour ça que je me bats.

lundi 9 juillet 2012

Private joke

Alors, je préviens, tout le monde ne comprendra pas tout, mais ce tumblr me fait tellement hurler de rire devant mon ordinateur à chaque fois que j'y vais et reflète tellement bien le sentiment qu'on a parfois quand on est à l'EDL que je ne pouvais pas le passer sous silence. Je suis sure que de nombreux élèves ou anciens élèves pourront confirmer. N'hésitez pas à y retourner régulièrement ; l'effet est toujours aussi jouissif.

Ciel mon EDL

mardi 3 juillet 2012

Ceci est une oeuvre d'art

Ispahan : ville mythique à mes yeux pour ses monuments couverts de céramique bleu et jaune
Ispahan : création de Pierre Hermé à base de framboise fraîche, de macaron à la framboise et de crème de rose. Rondeur, couleur, fermeté, fondant, ligne, équilibre, composition, découverte.
Les 2 sont des oeuvres d'art.


Dans un autre genre, je vous recommande également Ombre et lumière si vous êtes plutôt chocolat, le 2000 feuilles pour les fans de praline et la tarte pêche-rose-cumin.




Je n'ai pas encore été déçue par cette galerie d'art.

dimanche 1 juillet 2012

Résolutions de l'été

11 semaines de vacances cet été et plein de choses à faire que j'ai laissées de côté pendant l'année scolaire et les révisions, faute de temps.

Donc au programme de l'été :
- faire le tour des expos parisiennes qui n'étaient pas "dans le programme des cours" et passaient donc en priorité secondaire dans le courant de l'année : expos sur le Cheveu au Palais de la Découverte, Mascarades et Carnavals au musée Dapper, Bob Dylan à la Cité de la musique, Louis Vuitton-Marc Jacobs aux Arts Déco, Tim Burton à la Cinémathèque, Berthe Morisot à Marmottan... Ahhh, que j'aime Paris et son choix multiforme dans ces moments-là !
- aller profiter des musées autrement que dans le cadre de TDO ou de révisions
- simplement se poser dans un jardin et ne rien faire, ou plutôt regarder les gens qui passent et imaginer d'où ils viennent, ce qu'ils font comme métier, quel est leur caractère...
- lire autre chose que les Manuels de l'Ecole du Louvre. Je me suis fait une petite liste de lectures utiles : la Bible - j'ai comme l'impression que ça va bien me servir l'année prochaine -, une monographie d'Andrea Mantegna pour le cours de peinture, une histoire de l'espagne musulmane, un traité de peinture... La liste est sans fin.
- se promener dans les rues de Paris
- mettre les pieds à la salle de gym
- faire du ménage dans mon ordinateur
- faire les magasins sans réel but

11 semaines, c'est court finalement !

samedi 30 juin 2012

Programme 2012-2013

En cours d'histoire générale de l'art le programme des cours est fixe d'une année sur l'autre, mais en cours de spécialité, il évolue en fonction des professeurs intervenants. Et le programme des cours organiques de spécialité vient de sortir avec de belles choses.

En arts de l'Islam ce sera "Les dynasties berbères et le Maroc impérial (11e-13e siècle)".
Un joli sujet, assez peu travaillé, qui va nous permettre d'aborder le Maghreb, mais aussi l'Andalousie et le sud du Portugal. Nous aurons 3 profs dont la Directrice du Département des Arts de l'Islam du Louvre qui en a fini avec la mise en place du nouveau département des Arts de l'Islam qui ouvre mi-septembre. Pour nous c'est un double événement puisque cela fait 5 ans que le département est fermé et qu'aucun élève n'a pu voir une oeuvre en dehors des 2 descentes dans les réserves auxquelles nous avons eu droit.
En plus je vais en Andalousie cet été, donc je vais pouvoir me pré-imprégner de l'ambiance du cours.

En peinture étrangère c'est moins de surprise car nous abordons la 3e et dernière année d'un cycle consacré à la Renaissance en Vénétie avec une année consacrée à Andrea Mantegna et à ses relations avec Giovanni Bellini sur lequel nous avons travaillé cette année. Pour moi c'est moins enthousiasmant, a priori, mais les bonnes surprises sont toujours possibles.

vendredi 29 juin 2012

"La 1re année est moins dure..."

Oui, c'est le bruit qui court dans les couloirs une fois qu'on a passé les exams de 1re année pour lesquels on nous a largement félicités. Oui, la 1re année est très compliquée car il y a beaucoup de cours, beaucoup de travail, beaucoup de pression ; il faut s'adapter à un nouveau mode de travail, à des exigences bien particulières à l'école... Mais une fois que vous aurez intégré cela, la 2e année est la plus difficile car la plus lourde au niveau contenu.

Visez un peu ce à quoi on va avoir droit :
- art du Moyen Âge : 1000 ans d'histoire de l'art pendant lesquels les grands de ce monde se sont évertués à construire des cathédrales et des châteaux et à les remplir de sculptures, d'objets d'art, de peintures...
- Renaissance : 200 ans seulement, mais probablement l'époque la plus foisonnante en Europe, des artistes en pagaille qui ont décidé de revisiter et de refondre tous les codes du Moyen Âge

Ces 2 sujets auraient largement suffi pour l'année, mais ça ne faisait sans doute pas assez exotique, alors en plus on a droit à :
- arts de l'Islam : de l'Espagne à l'Inde du 7e au 20e siècle
- arts de l'Inde et des pays alentours : du 7e siècle à plus soif
- art byzantin : des icônes, des églises, des peintures dorées...
- art des Amériques : de l'Alaska à la Terre de feu
- art de la Chine et du Japon post 10e siècle

Ca c'était pour les sujets de base, auxquels il faut ajouter :
- histoire des collections
- iconographie chrétienne
- techniques de création

Sans oublier les spécialités, les cours d'option et les cours de langue bien-sûr.

Mais bon, je l'ai voulu, je l'ai eu et je me rassure en me disant que le taux de réussite aux exams monte au fur et à mesure des années. L'espoir fait vivre...

jeudi 28 juin 2012

Enfin !

Vu hier sur la façade du Louvre


Maintenant que les affiches sont de sortie, on ne peut plus reculer.

mercredi 27 juin 2012

Petit dérapage final... suite et fin

Eh bien finalement, les oraux et le TP de peinture m'ont sauvé de ma mauvaise note d'écrit et la spé Peinture est dans la poche.
Ca y est ; je suis définitivement tranquille jusqu'au 11 septembre, sans révision et rattrapage à l'horizon. Ouf...

mardi 26 juin 2012

Bilan à un an

Allez, un an après la joie d'avoir réussi le test d'entrée, un an après avoir passé des heures à choisir une spécialité et un an après une multitude d'heures de cours, quel est le bilan de cette 1re année de premier cycle de l'EDL ?

D'abord, un sentiment de vraie satisfaction : c'était le bon choix. Je ne regrette qu'une chose, ne pas l'avoir fait plus tôt. En même temps je pense qu'il me fallait bien une année sabbatique pour réfléchir à mes priorités et choisir une nouvelle voie.
Les cours sont un vrai bonheur. Je m'attendais à des sujets passionants, mais je ne pensais pas que ce serait le cas dans certaines matières qui me sont a priori très culturellement étrangères : archéologie indienne, archéologie de la Chine, archéologie chrétienne. Et j'ai adoré ces matières ! Probablement grâce à des profs vraiment géniaux qui savent partager leur sujet et le présenter de manière abordable.
Les profs sont dans l'ensemble excellents dans leur domaine, même si certains mériteraient une petite formation pédagogique. Je voudrais particulièrement souligner mon prof de Cours de Synthèse en Peinture étrangère, Jérémie K., qui malheureusement nous quitte cette fin d'année, et qui a réussi à rendre abordable des artistes et des sujets tellement obscurs pour moi, comme "l'influence du Concile de Trente dans la peinture d'Annibale Carrache" ou "la sexualité du Christ". Je vais le regretter.
Côté élèves, là aussi, excellente surprise. J'avais un peu peur que l'intégration soit difficile avec la jeune majorité, mais tous sont extrêmement accueillants et surtout tellement matures. Je suis vraiment étonnée ; je ne me rappelle pas qu'on avait ce niveau de maturité quand j'ai quitté le lycée. Peut-être est-ce un signe que les adolescents sont de moins en moins des adolescents et de plus en plus vite des adultes. Dommage.
Dans les points positifs je ne peux pas oublier les résultats aux exams. La 1re année, et en particulier la session de mai, est réputée pour être un coupe-gorge, alors je suis ravie d'en sortir indemne.

Tout n'est pas absolument rose dans le monde des Bisounours néanmoins.
Du côté des améliorations possibles, un petit coup de pouce de l'administration pour donner des informations fiables ne serait pas un luxe. En clair, pour avoir une info sure, il vaut mieux la recouper entre l'administration, l'extranet, le forum des étudiants, le ouï-dire...
Pour ce qui est des cours, je dois reconnaître que je suis quand même restée hermétique à 2 matières : archéologie romaine et archéologie nationale. Les portraits romains où l'on reconnait les empereurs grâce à leur chevelure (pince à droite, fourche à gauche) et les tumulus de l'âge du bronze n'ont pas emporté mon enthousiasme.
Et puis les cours c'est bien, mais le par coeur, c'est moins fun. C'est la partie désagréable de l'apprentissage "à la EDL", même si c'est nécessaire. Dans un autre genre, l'exercice de la dissertation d'histoire de l'art est une épreuve en soi. Il faut arriver à conjuguer un plan intelligent, des connaissances précises, des exemples adéquats, un langage agréable, une grammaire indiscutable... en 3 heures.
Côté rythme, l'année a été chargée, surchargée, débordée, au point, je l'ai déjà dit, que j'ai plus travaillé que si j'avais eu un emploi, et que j'ai donc ironiquement visité moins d'expositions que je ne le faisais quand je travaillais. Il va falloir y remédier l'année prochaine avec une autre forme d'organisation, mais en même temps tous les étudiants sont d'accord pour dire que la 2e année est la pire de tout le 1er cycle. On en reparlera.
Pour finir une petite remarque pour tous les étudiants de l'EDL, et en particulier les plus jeunes. J'ai envie de leur dire : indignez-vous ! Ne vous laissez pas assomer par des profs qui profitent de leurs position pour vous asséner un rythme et du boulot par-dessus la tête. Vous aurez bien assez vite un patron qui le fera pendant 40 ans, alors utilisez votre pouvoir de contestation ; si vous ne le faites pas à 20 ans, vous ne le ferez jamais !

lundi 25 juin 2012

Petit dérapage final

Derniers oraux aujourd'hui : peinture étrangère, en l'occurence Renaissance italienne.
Bon, je suis tombée sur ça :

Giovanni Bellini, Retable de San Zanipolo
1470-1480, détruit, anciennement à Venise, église San Zanipolo
et ça :



Annibale Carrache, La boutique du boucher
1582-1583, Oxford, Christ Church Picture Gallery

Ca a été, sans être exceptionnel. En revanche mon 7/20 à l'écrit risque de me planter pour peu (et d'avoir à passer le rattrapage en septembre pour cette épreuve) ou alors ce sera un passage ras les fesses à 10,00.

Mais l'important, c'est que ce sont les vacances ! 11 semaines ! Je n'ai pas eu autant de vacances depuis... 18 ans ! Ca fait peur. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire ?

mardi 19 juin 2012

Vocabulaire... suite

Dans la série "j'apprends de nouveaux mots ou j'apprends à écrire des mots que je connais mais que je n'avais jamais écrit et dont je découvre l'orthographe" en révisant pour mes exams, voilà une nouvelle série :

Dans la série "masculin et féminin"
- un aigle : gentil animal à plumes, becs et serres
- une aigle : ledit animal représenté sur un blason devient féminin, Dieu sait pourquoi.
- un geste : l'ensemble des mouvements que je peux faire avec mes mains, bras, tête...
- une geste : l'ensemble des exploits d'un héros

Dans la série "masculin ou féminin ?"
- un apogée : ça fait 43 ans que je suis persuadée que c'est féminin.

Dans la série "bordel, comment ça s'écrit, ça ?"
- Michel Ange, Michel-Ange (je crois que c'est celui-là), Michelange
- Moyen-Age, Moyen Age, Moyen-Âge, Moyen Âge : pour les historiens de l'art, c'est le dernier qui est le bon, mais pour les graphistes, en typographie on n'est pas censé mettre d'accent sur les majuscules.
- une hostie : je viens de découvrir le "h" du début. Alors j'ai pour excuse que je n'en ai jamais vu de près, mais je me pose quand même une question : pourquoi est-ce qu'on nous a rebattu les oreilles parce qu'il ne fallait pas dire un "naricot" alors qu'on dit une "nostie" en faisant la liaison ?
- un martyr, une martyre : personne qui a souffert le martyre
- un martyre : action de martyriser

Dans la série "mais qu'est-ce que ça veut dire ?"
- inarticulé = indistinct. Ex. : le fond de ce tableau de Caravage est inarticulé.
- un ocelle : tache ronde évoquant un œil sur l'aile d'un insecte, le plumage d'un oiseau, le pelage d'un mammifère. Et on l'utilise comme élément de décor dans le textile par exemple.

Et dans la série "ils se la jouent quand même ces historiens de l'art en utilisant des mots dont ils détournent le sens commun"
- publier une oeuvre : en gros ça veut dire qu'un mec l'a étudiée et a écrit un article ou un livre dessus. Mais bon, on publie un article, un livre, mais pas une oeuvre. Le pire c'est quand on dit "cette oeuvre n'est pas publiée" : ça sonne faux non ?
- fortune critique : historique des critiques d'une oeuvre ou d'un artiste
- repentir : adaptation de l'idée qu'on a fait quelque chose de mal. Quand un peintre se plante ou change d'avis, il reprend son tableau et ça peut créer un "repentir", une reprise qui se voit à l'oeil.
- raccourci : alors là, c'est le pompom ! Le raccourci c'est la capacité à représenter en 2D un volume 3D, la réduction que va subir une figure ou un objet représentés en perspective.
- décollation : joli mot pour dire décapitation
- crucifiement = crucifixion, mais il semblerait qu'on réserve "crucifixion" au Christ et que saint André ou saint Pierre aient eu droit à un crucifiement

Dont acte !